VENDREDI 7 MAI
20h30 Soirée ciné-club : Senso de Luchino Visconti
Un grand classique dans une copie neuve et restaurée, un des « phares du cinéma moderne » selon Freddy Buache qui présentera cette séance. Celle-ci sera suivie d'un débat avec le public dans la tradition des ciné-clubs qui furent souvent les prémices ou les complices des cinémathèques.

Senso
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Selon Luchino Visconti, Senso c'est le débordement des sens. Cette femme qui « a failli ne pas connaître l'amour ».
Mai 1866, Venise, sous occupation autrichienne. Au cours d’une représentation du Trouvère de Verdi, a lieu une manifestation anti-autrichienne. La Comtesse Livia Serpieri, en tentant d’intercéder pour son cousin meneur de troubles, rencontre le jeune lieutenant autrichien Franz Malher. Et s’en éprendra violemment.
SAMEDI 8 MAI
11h-14h Cinéma, Godard et repas
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11h00 : Rencontres et présentation d'un court métrage de Jean-Luc Godard
Avec Dominique Païni, ancien directeur de la Cinémathèque française et du Département de développement culturel du Centre Pompidou et autour de Lettre à Freddy Buache, un court métrage de Jean-Luc Godard, Freddy Buache évoquera les rencontres, aventures et engagements de sa vie de cinéma.
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13h00 : Apéritif déjeunatoire suisse
Lettre à Freddy Buache
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À une commande passée par la ville de Lausanne pour célébrer son 500e anniversaire, Jean-Luc Godard répond par une lettre cinématographique à son ami Freddy Buache, directeur de la Cinémathèque suisse. Réflexions sur la ville, la lumière, les couleurs, sur l’urgence d’aller vers la profondeur contre l’injonction de rester à la surface, autrement dit sur le cinéma, ce film toujours surprenant et d’une intelligence fulgurante, nous rappelle la force justement subversive du cinéma et la manière dont il peut saisir la fiction générée par nos propres vies.
14h30 Freddy Buache, Passeur du 7e art
Un documentaire de Michel Van Zele avec les « satellites de la galaxie Buache » comme Jean-Luc Godard et Alain Tanner.
16h Le Visage écrit
Un magnifique documentaire de Daniel Schmid sur une star japonaise du théâtre kabuki dans lequel les hommes interprètent des rôles féminins.
18h Reportage amateur sur une maquette d'exposition
Un documentaire inédit de Jean-Luc Godard : une réflexion par le cinéma sur ce projet d'exposition « Collage(s) de France, archéologie du cinéma, d'après JLG » qui aurait dû avoir lieu au Centre Pompidou en février 2006. Présenté par Dominique Païni.
20h30-23h Soirée Cinémathèques et galipettes
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20h30 : Entretien à deux voix
Recherche de copies, plaisir des séances, beauté rendue des films que l'on croyait perdus, joie de les faire connaître : ce sont tous ces bonheurs du travail des cinémathèques dont s'entretiendront Freddy Buache et Dominique Païni.
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22h00 : Polissons et galipettes
Courts métrages érotiques des années 20. Une démonstration s'il en était besoin que la vision des films anciens recèle de nombreuses et impertinentes surprises pleines de vie...
« Il semble que dès les premiers jours du cinéma muet, la caméra ait servi à satisfaire les besoins les plus primaires du voyeurisme qu’elle permettait d’assouvir en filmant les ébats amoureux. Il est certain en tout cas que toute une production clandestine s’est très rapidement, dès le tout début du XXe siècle, mise en place pour alimenter les collections érotiques d’amateurs.
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Ces films ont aussi rapidement été programmés en séances à heures fixes dans les salons d’attente des bordels sophistiqués. Le but de ces séances était double : elles offraient une manière émoustillante d’attendre que ces dames soient disponibles, une sorte de mise en bouche, et elles permettaient aussi aux jeunes hommes amenés là pour la première fois par leurs oncles (souvent le dimanche après la messe), de prendre leurs premières leçons d’éducation sexuelle. Ils y découvraient ébahis le corps des femmes et surtout comment l’honorer. Une fois initiés de la sorte aux secrets virils ils pouvaient passer aux travaux pratiques. Ainsi pouvaient se transmettre les gaillardes traditions de l’amour vu par les hommes. » Michel REILHAC, producteur.
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