Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque Française, créé à Tours en 1977 un Festival de Cinéma consacré aux Films de Fin d’Etudes. Il décède un mois avant le début de cette première édition. En son hommage, le Festival s’est appelé « Rencontres Internationales Henri Langlois ».
La manifestation se déroule à Poitiers depuis 1990. Le Festival est maintenant géré par le Théâtre – Scène Nationale de Poitiers qui abrite un Cinéma d’Art et Essai, classé Recherche et Découverte. Les Rencontres Internationales Henri Langlois – Festival International des Ecoles de Cinéma – proposent de découvrir la jeune création cinématographique du monde entier issue d’écoles de cinéma, d’universités ou d’instituts de formation aux métiers de l’image à travers sa compétition officielle. Le Festival se veut en même temps un lieu d’échanges privilégiés pour les jeunes réalisateurs de tous les pays, les professionnels et le public. Le Festival s’adresse à tous ceux qui veulent avoir une vision représentative du cinéma dans le monde et rencontrer une nouvelle génération de réalisateurs.
   
 
Le rendez-vous international des Ecoles de Cinéma
 
Nous assistons depuis une décennie à une éclosion d’écoles de cinéma, de télévision, de nouveaux médias, tant privées que publiques. Le Festival de Poitiers offre la possibilité à tous les étudiants issus de ces lieux de formation de montrer leur réalisation à un public le plus large possible.

Ce foisonnement d’établissements a amené une affluence de talents. Un film d’école ne signifie plus un film-essai, mais est maintenant un film achevé, une petite œuvre. La variété des réalisations sont à l’image de la diversité des écoles : dans leur approche de la formation, dans leur relation avec le milieu professionnel, dans leur taille (nombre d’étudiants, de professeurs), dans leurs ressources tant techniques que financières. Les thèmes abordés sont plus libres et plus ouverts aux interrogations et problèmes de notre temps car non liés à des contraintes de commercialisation, de marché supposé porteur. Le cinéma d’école reste le lieu de toutes les recherches, aventures casse-gueules ou inspirantes, reproducteurs de clichés ou giron des imaginaires futurs, irritant et violemment émouvant. C’est un cinéma très sensible et fertile qui nous touche.